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VAP' ZOOM Tutoriel : Génésis not dead - Partie 2

 Suite et fin de ce tutoriel très complet, vous expliquant les fondamentaux du  build façon génésis.

Annexe N°1 : Les problèmes les plus courants
 

Le saucissonnage

C'est le problème le plus récurrent mais aussi le plus facile à prévenir et résoudre. En règle général c'est moins caricatural que la photo, mais le principe est le même : on étrangle une ou plusieurs épaisseur de mesh en mordant l'oxydation. C'est la cause première des geysers peu savoureux, des gouts de clé à molette et des dry hits

Un mesh saucissonné doit impérativement être déroulé et roulé à nouveau avec une pression adéquate, s'acharner à pulser un tel mesh c'est du masochisme en terme de rendu.


Très à la mode aussi, cela lui a valu fût un temps des enfilages de perles. C'est évidemment une atèle sur une jambe de bois. Si le positionnement des spires est mal calculé et que la dernière spire tombe plus haut ou plus bas que le point de fixation du pôle positif, c'est le hot spot assuré. Qu'on le cache à coup de perles ou de lovemesh, le rendu optimal est encore loin.

Sur cet exemple ci, la meilleure chose à faire est de décoiler jusqu'au pole négatif et de recoiler en donnant plus d'angle aux spires afin d'être en face du point de fixation. Ou bien d'abaisser le pole lui même si c'est possible.

L'effet ressort

Source de perte de cheveux précoce chez beaucoup de débutants adorateurs de mesh#200 et de masochisme, une hécatombe. Ou ils abandonnent ou ça finit à l'hospice généralement. Encore une fois la photo est caricaturale mais je n'ai fait que dévisser le pôle négatif. Il suffit de s'arréter en cours de formation des spires pour en avoir une version soft, indétectable pour ceux qui n'ont pas coilé leur petit doigt dans un chapitre précédent.

Les spires bougent au moindre effleurement et en charge c'est un rendu encore plus infâme qu'un mesh saucissonné car on cumule tout : hot spots géants, mesh chauffé à blanc, liquide bouillant, effet "soupe" dans le tank et j'en passe ...

La solution : refaire le coil et quelques exercices auriculaires bonus.

L'effet cossard

Et pour finir, un problème pouvant vous arriver même avec des centaines de montages derrière vous : une visserie en laiton (ça devrait être interdit ces choses là) ou bien le syndrome du vaper crado ou bien la vape de liquides destructeurs sur visserie inox. Rompus aux montages les plus fous, un beau jour rien ne va et rien n'y fait. Des petites étincelles sur les rondelles, des hot spots qui apparaissent alors qu'il n'y a aucune raison, un punch mou, une vape diffuse ...

La solution "j'ai envie de vaper tout de suite car je n'ai pas un jeu de roulement pour la visserie" :

 

Considérer la visserie des atos comme un consommable est un stratégie sage. Pour chaque ato sédentaire, je fouille les fournisseur en micro visserie pour leur faire des "kits" qui leur sont propres.
Cela vous permet de tourner sur une visserie propre le temps que l'autre dissout sa crasse par exemple. Inox A4 (ou mieux si vous y avez accès et que vous avez les moyens, ce sera plus durable), bannissez le laiton de vos atos.


Annexe N°2 : La méthode Gilor / PetarK

Et maintenant l'annexe dédiée au montage Gilornesis ^^ ou petarK pour les habitués de VW. Le principe est tout bête et cela a sauvé pas mal de monde voulant rester en pur génésis malgré les difficultés.Il s'agit de former les spires avant de placer le mesh dedans. Et c'est tout.

En premier lieu il faut vous trouver un tuteur d'un diamètre proche du mesh hole que vous avez. Ici une barre d'inox de 3mm de diamètre qui me sert à faire les MC de ma femme, je perd 0.5mm mais j'en ferais pas une jaunisse pour autant. On le place donc dans l'ato et on sort le kanthal.

Ici du 0.32 A1, plus ou moins la dulcinée du kraken visiblement. Même principe d'enroulement et de placement des spires que dans le tuto à une différence près : il faut serrer les spires au maximum. J'ai un peu triché sur la photo en sachant que j'avais un peu de marge vis à vis des mesh holes mais pour une première, évitez autant que possible. Serrez au maximum et fixez au positif bien tendu.

Retirez doucement le tuteur en le faisant tourner sur lui même (sauf si il est en bois) et mettez un peu de liquide sur les spires pour plus tard.

On passe à la seconde spire, et oui je vape énormément. Un véritable crash test d'atos ^^

Important : Résistez à l'envie de pulser sans mesh ! Absolument ! Inconditionnellement ! Votre kanthal est vivant, rappelez vous ! N'allez pas foirer vos spires par nostalgie des guirlandes de Noël, sinon vous allez le payer en pulse plus tard ! Achtung. Vétérans, démerdez vous ^^ Vous n'êtes même pas censés avoir besoin d'utiliser le montage Gilor d'aileurs, ouste !

On se pose un peu et on vérifie la résistance. Puis on repasse le tuteur dans les spires doucement pour redresser ce qui a bougé pendant le blocage du positif. Mes rondelles ne sont pas tordues mais limées et c'était une fausse bonne solution. Je vais réduire leur diamètre au strict minimum.

Maintenant on prend le premier mesh et on le roule bien serré. Repérez le sens avant de le placer.
Le rouler dans le sens du tamis va resserrer son diamètre et lui permettre de se glisser dans les spires sans racler son oxydation.

On se place bien droit et on glisse le mesh doucement, aidé par le liquide qu'on a mit auparavant. Les deux meshs sont logés dans leur trou respectif, toujours serrés pour le moment. Comme le diamètre est bien inférieur au spires, on peut voir que c'est lâche. C'est ce qui nous a permis de laisser intact l'oxydation dans le sens du mesh (voir section découpe du tuto). Cela a une importance vitale pour la suite.

Pour que le mesh soit presque aussi proche des spires que si on l'avait coilé (bobiné?) sur pièce, il va falloir maintenant le dérouler du bout des doigts. Il faut tourner la tête du mesh comme on pourrait le faire pour régler une montre, par contre impossible de savoir si ce sera dans le sens horaire ou anti-horaire pour vous. Tournez, si ça freine c'est que le sens est bon ^^ Insistez bien, vous ne devez plus pouvoir l'enrouler pour le réduire. Ne vous inquiétez pas pour l'oxydation, le mouvement est latéral et vous roulez votre mesh à l'endroit gràce au tuto.

Et voilà, le mesh est bien calé dans ses spires et bien ouvert en haut. Il ne reste plus qu'à faire l'autre.

Là c'est le moment où les débutants hallucinent. "Diantre je n'ai pas un milliards de CC partout sur le mesh !" Un petit coup de tournevis quand même, on va pas laisser ce beau rouge gâché par cette petite morsure sans importance.

Ready to chain vape !

 

Annexe N°3 : Le montage câblé

Autant annoncer la couleur tout de suite, je m'en tiendrais au mesh/cable pour une raison toute simple : c'est un tuto sur le genesis et son rendu ^^. Le montage cablé est une alternative au mesh classique offrant quelques particularités :
- une capilarité démentielle
- très économique en mesh
- particulièrement à l'aise en sub velu pour produire du cloud
- une espérance de vie record


Tout ceci n'est pas entièrement gratuit mais j'y reviendrais à la fin étant donné qu'il est aussi question de gout personnel dans l'équation. Au niveau du consommable celui à plebisciter est en inox 316, constitué de 7 tores de 19 brins (7x19). Il se décline généralement en 2mm, 2.5mm et 3mm. Pour gouter à un rendu presque caricatural du cable, le 3mm est imparrable car il permet de minimiser au strict minimum l'épaisseur de mesh. Le rendu si spécifique du cable y trouve toute sa force quand les autres diamètres offriront plutôt un mélange des genres.

La stratégie de découpe reste la même que pour un mesh classique, j'utilise le gabarit pour déterminer la hauteur. Certains utilisent des pinces, je préfère y aller au dremel et au disque. Surtout avec le 3mm qui a tendance à se désolidariser sur des hauteurs tournant généralement autour des 30mm. Si cela vous arrive, il suffit de bien positionner les tores à la même hauteur et de les re-vriller avec les doigts.

Le procédé est on ne peut plus simple, il s'agit d'enrouler un mesh autour du câble pour l'isoler du plateau. J'utilise pour le tuto des meshs recyclés par flemme, mais le principe reste le même que pour un mesh classique pour les préparer. Seules les dimensions changent.

Au niveau de la hauteur il en faut suffisamment pour couvrir entièrement le câble coté ato, et faire en sorte qu'il dépasse légèrement dans le tank. Au niveau du diamètre, il vaut mieux caser un maximum de mesh pour faciliter le montage car le câble n'est pas "rond". Avec une épaisseur de mesh minimale et peu d'entrainement, cela peu vite devenir un chemin de croix à bobiner car les tores ressortent de l'épaisseur. Il faudra sauter de tore en tore en quelque sorte ^^

Contrairement au mesh, les CC ressembleront plus à cela. La battue consistera à minutieusement faire la misère à tout ce qui s'approche de près ou de loin à une teinte jaune, des pulses longs sont inutiles mais insister sur leur nombre est primordial. Ne vous estimez prêt à remplir le tank qu'au bout d'une bonne série de pulse sans reproches, car le moindre oubli transformera votre top cap en radiateur.

Let's go !

Maintenant c'est la partie vaguement polémique où j'expose mes propres préférences vis à vis du rendu. Impossible de l'exprimer autrement.La différence entre du full mesh et du câble/mesh ne tient pas de la nuance quand on exploite à fond le potentiel du câble. Quand un ami m'a envoyé quelques consommables pour m'y tester, j'ai accroché pour le coté "génésis outsider".

S'en est suivi deux mois en all day où tous mes genesis était montés en cable. Puis un beau jour j'ai eu l'envie de re-rouler un mesh par curiosité, et je n'en ai plus utilisé le câble si ce n'est pour le fun et présentement pour le tuto ^^ La différence tranche vraiment.

En câble bien exploité, c'est un peu comme vaper le liquide tel qu'il est dans le flacon et non tel qu'il est vaporisé. Je me suis creusé pour la trouver celle ci mais ça exprime bien mon ressenti. Si ça vous parle, il faut que vous tentiez le coup.

Ensuite, dut en partie à la capillarité monstrueuse, c'est un montage qui demande beaucoup de puissance. L'avantage c'est qu'il est à l'aise dans les sub assez bas, je vape sur celui du tuto en ce moment même et il tape à 0.4 sans que ça m'arrache forcément comme c'est le cas sur full mesh. Par contre j'ai la production de vapeur qui va avec plus le bonus de la capillarité. Pour faire du cloud en génésis, il n'y a pas mieux. Ils seront par contre beaucoup plus diffus qu'un full mesh qui te sort des nuages à couper au couteau.

C'est pas ma vape, mais je pense que peut être certains s'y reconnaitront dans cette vue générale.

 

Annexe N°4 : La maintenance d'un montage. Vidange, pulse à l'eau et dry burn.

Bon à ce stade normalement je change le montage mais pour le tuto je vais me sacrifier ^^ Et puis de cette manière, j'entretiens la réputation du génésis vis à vis de son espérance de vie record. Donc me voilà avec un ato bien salopé au boba, comme d'hab, et pour pas faire dans la dentelle vapé jusqu'à la dernière goutte.

Direction l'évier.

 En premier je vidange le tank avec de l'eau très chaude pour virer le dépot. Je secoue un peu l'ato pour bien faire circuler la flotte dans le tank. Ensuite je verse directement dans l'évier sans pulser. Je recommences jusqu'à que l'eau soit claire dans le tank et en sortie de mesh. J'ai un évier old school teinté en marron, mais ce qui en coule est bien teinté aussi.

Remplissage de nouveau avec une eau qui reste limpide et le pulse à l'eau commence !

Le pulse va se résumer à cette photo. Activer le switch pendant que l'eau coule en charriant le jus restant et une bonne partie de la calamine "grasse/fluide". Il faut jouer avec l'inclinaison, celle de la photo est l'angle maximum. Pour bien décoller la crasse, il ne faut pas hésiter à mettre l'ato à la verticale et faire durer la pulse au goutte à goutte. Tout dépendra du niveau d'encrassement, celui de cette annexe est carabiné ^^

Il ne faut pas hésiter à bien faire mousser l'eau sur les résistances et continuer les pulses à l'eau chaude jusqu'à que ce qui en sorte soit clair. Une fois que c'est bien rincé, on passe au dry burn.

 A ce stade les mesh sont gorgés d'eau et il va falloir l'évaporer complétement au pulse, cela va provoquer pas mal de condensation et de chaleur alors je retire le tank pour optimiser le refroidissement.

Une fois que l'eau est pompé par les watts, la calamine se fendille et se craquelle quand la résistance rougit. Le faire une seule fois suffit.

Ensuite il suffit de passer un tournevis plat sur les spires, avec légéreté, à chaud. Cela se décolle tout seul sans gratter gràce au pulse à l'eau. Sur la photo j'ai fait la spire de gauche.

Tada ! Prêt à repartir pour un tour après un nettoyage du plateau.

Pour éviter d'attendre avant de chain vaper, je sature à la seringue les mesh jusqu'à que le jus commence a sortir par le fond du tank. Ensuite, remplissage et vape !

 

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